LUCARNE

A travers cette lucarne ovale, vous percevrez un peu de moi. Balade au hasard du chemin, déambulation vers les choses que j'aime. Je ne sais pas où je vais... Je me laisse simplement porter au gré du vent.

05 juillet 2009

Nervures

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Acrylique sur craft, 97x79cm

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Le miroir

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Acrylique sur craft, 97 sur 79 cm

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04 juillet 2009

De Michel Péguy à Jean-Paul Billecocq

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(Un clic sur l'image pour l'agrandir.)

Le texte de présentation par JP Billecocq : ICI

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02 juillet 2009

MENOTTI : " L'AFFREUX JOJO "

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LE LUBRIQUEUE

(d’après “ L’Affreux Jojo ”,
une sculpture de Menotti)


Que lorgne-t-il donc
Le vilain moustachin ? 
Les fesses de Madelon ?
De Margot les tétons ? 

Et que reluque-t-il
Le hideux cheveuleux ?
De Rosine les tétines ?
Ou d’Irène le con ?

Que zieute-t-il ainsi
Le zozo borgnot ?
Le delta de Zita ?
Ou de Béatrice la cicatrice ?

Et que vise-t-il là
Le cochou de chasseux ?
La fente de Rolante ?
Ou la ride d’Ingrid ?

Que scrute-t-il alors 
Le ballot cornieux ?
La saillie de Sylvie ?
Ou de Sabine la babine ?

Et qu’épie de la sotte
L’hirsute godicheux ?
La tirelire d’Elmire ?
Ou de Charlotte la motte ?

Que mate-t-il ainsi
Le vrilleux concupisceux ?
La chatte d’Agathe ?
Ou d’Adeline la lune ?

Oh ! Oh ! Le lubriqueue !
L’impudiqueue !
Le salacieux !
L’affreux libidinœud !


Pierre DRONARS

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                                       MENOTTI, "L'Eucalypsus"

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27 juin 2009

Nedjma Benchaïb

 

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25 juin 2009

Abdelmadjid Kaouah, "Retour en Algérie"

9782916488233FS

Retour en Algérie - Amère saison

Abdelmadjid Kaouah

Broché

Paru le

: 18/05/2009

Editeur : La Louve

Collection : Terre de mémoire

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C'est bien d'un voyage dont il s'agit.
D'une parenthèse. D'un retour nécessaire, même s'il n'a pas été définitif. En 1997, en août et septembre, puis en 2008, l'auteur est retourné dans le pays qu'il a dû quitter, contraint et forcé. Il raconte ces mois de retrouvailles, plongée douloureuse dans l'histoire récente de l'Algérie : celle d'une période de sang et de larmes, où l'intolérance multipliait les massacres. Alors, Abdelmadjid Kaouah prend sa plume d'homme engagé pour faire partager sa douleur et ses combats, pour dire son amour des autres, proches, frères humains.
Mais il sait troquer cette plume acérée pour celle, plus douce, de l'écrivain qu'il demeure, envers et contre tout : dès qu'il évoque les lieux et les paysages d'Algérie, depuis Alger vue du ciel jusqu'aux étranges gorges de la Chiffa, ses mots se font tendres, chargés d'images et de couleurs, au point que l'on se demande très vite comment tant d'horreur a pu naître devant tant de beauté. Et surtout, ce texte inspiré porte en filigrane, au long de ses pages, un message essentiel et d'apparence faussement banale : l'intolérance n'est d'aucun peuple.
l'humanisme et la fraternité non plus. L'espoir est vivant.

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Du même auteur

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9782845211759FS

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Poésie algérienne francophone contemporaine

Autres Temps ( Éditions ) 18,05 euros

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http://fr.wikipedia.org/wiki/Abdelmadjid_Kaouah

Le site de l'auteur

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23 juin 2009

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2009, acrylique sur craft, 97 x 66,5 cm. 

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20 juin 2009

FILM KABYL "Iaâdhawen n'tuderth" de MOUSSA TERTAG

Omar, jeune étudiant Kabyle, se sépare de sa copine Tassadit, très réservée, et entame une nouvelle aventure lyrique avec Lila, une universitaire très branchée. Après quelques jours, faits de rencontres mondaines, un événement inattendu survient. Lila, en prise avec son demi frère, rentre dans un coma profond, et Omar est rattrapé par un passé douloureux dont il tente de démêler l’écheveau.

Le film dont les événements se déroulent en Kabylie est un cri de colère contre les pesanteurs sociales et les préjugés qui brisent à jamais des vies entières, et un appel du pied à plus de communication dans les familles pour se prémunir des situations peu enviables.

 

Fiche Technique du film:

 

Titre : Iâadawen N Tudert (Ennemis de la vie)

Genre : Drame Social.

Type : Long Métrage.

Version : Kabyle.

Support : DVCAM

Durée : 1H 20

Réalisation : Moussa TERTAG

Production : Haizer Production.

Contact : Moissad@yahoo.fr

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Ce film, est à la recherche de sponsors.


Source : http://ennemisdelavie.canalblog.com/archives/2009/06/p0-0.html

Un site de Moussa Tertag : http://alpolitique.canalblog.com/

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18 juin 2009

Quatre artistes plasticiens et un poète à la Citadelle du Château d'Oléron

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La preuve par quatre

 

Marie-Joëlle DE BROQUA

Sophie PILLETTE

Alain TREHARD

Yannick VEILLON

 

 

vous invitent à la Citadelle (salle xxx) de Château d’Oléron du 12 au 28 juin (heures d’ouverture)

 

Quatre artistes regroupés en carré d’imaginaire créateur d’une citadelle d’harmonie et de lumière!

 

Ou

 

L’un ploie le fer et l’habille de transparence, l’autre agence le monde en un parcellaire d’imaginaire, l’une comble les failles de l’espace en aube de tesselles, l’autre déchire le métal et l’habite nuée d’éclats.

 

Ou

 

 

L’art en 4 par 4 Charentais-maritime qui habillent le feu, l’eau, la terre et l’air de formes créatives et déclinent leurs liens sous forme de carré.
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Détroussé.

 

 

 

Parti de rien sous la poussée des lignes des couleurs venues en fulgurance adoptées, rejetées, repoussées, aimées. Dans ce ballant des images… Rejeter ? Non ne pas rejeter laisser, laisser la sève monter. Repousser ? non laisser, laisser le temps aux images de se faire et se défaire d’elles-mêmes dans leur rythme arythmique, dans leur harmonie dépeuplée. Adoption de l’épure et puis pulsions, épiphanies successives, jusqu’à la déformation finale. Détroussée ! Quel chemin d’amour !

 

 

La hache hallucinée sur le métal, et puis la caresse de la cire au velours des cicatrices. Tout est là de cette révolte et de cette inclinaison sobre. Non pas soumission. Surtout pas.

 

A l’étoupe, à la filasse, à la gaze, ou au sisal des sacheries usées, râpées les sentiments de l’extrême ce souffle de soi venu d’un au revoir aux abysses.

 

 

Une force déchaînée tellurique et tellement humaine. Au fond de la caverne, la lumière agite des ombres, caméra d’intuition. Figer, fixer le rythme de la vie au lavement des ombres. Fond de l’œil détroussé.

 

 

Le sombre encore le sombre et des amas de couleurs ou des aplats de transparence. Le métal encore et le bois toujours soubassement de tout. Et des superstructures aériennes figées mais aériennes, aériennes. Habits d’indécence et nudités chastes.

 

On aimerait que le monde apaise sa turbulence mais l’ange veille de son aile altière et le cœur, le cœur rougeoie presque safran. Face d’homme au heaume parfait croix des yeux et du nez, parfaite orthogonie. L’Homme. L’Ange. Rêve du fond des âges. Parfaite imperfection !

 

Les cartes, les points cardinaux, les vents, les saisons s’étiolent jusqu’au moment où elles apparaissent et pour se sublimer demain, ou demain ou demain. Il faut de la patience à l’œuvre pour être.

 

 

Etre, est-ce possible ? La voix d’enfant du rêve d’homme, de la chimère ailée, répond, je suis là.

 

Texte dédié à Alain TREHARD

Jacques CHARCOSSET

 

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17 juin 2009

Exposition, poésie...

Villeveque
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    « NOV'ART parcours d'art de Villevêque »  à 15 mn d'Angers

    du 20 juin au 9 août 2009

    vernissage samedi 20 juin 2009 à 11h

    exposition visible
    du mercredi au dimanche de 15h à 19h
    (entrée libre)

renseignements: 02 41 69 51 15
site internet: http://www.villeveque.fr


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POESIE

      « 27e Marché de la poésie » du 18 au 21 juin 2009
      Place Saint Sulpice, Paris (métro Saint Sulpice)
      http://www.poesie.evous.fr


signatures

      Bernard Mazo dédicacera son dernier livre
      "La cendre des jours" (lavis de H. Tibouchi)
      le samedi 20 juin à partir de 15 heures
      sur le stand des éditions Voix d¹encre (stand G5).

http://www.voix-dencre.net/article.php3?id_article=200&a=


      Arezki Métref dédicacera son dernier recueil
      "Prométhée, l'amour" (couv & dessins de H. Tibouchi)
      le samedi 20 juin à partir de 17 heures
      sur le stand des éditions Domens (stand K1).
      http://www.domens.fr/


      Anissa Mohammedi signera son dernier recueil
      "De terre et de chair" (couverture: Tibouchi)
      jeudi 18 juin à 17h, vendredi 19 à 16h,
      samedi 20 à 19h et dimanche 21 à 14h
      sur le stand des Écrits des Forges (stand D14).
      http://www.ecritsdesforges.com/

      Emmanuel Hiriart signera son dernier recueil
      "Les prairies d'Altamira"
      & "La môme Espérance" (couv & dessins de Tibouchi)
      jeudi 18 juin de 16h à 22h 30, vendredi 19 de 17h
      à 22h 30, samedi 20 de 13h à 17h    et de 20h à 22h 30,
      dimanche 22 de 15h à 17h
      sur le stand de la revue "Poésie/première" (stand D4).
      http://poesiepremiere.free.fr/
      http://editinter.free.fr/


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POESIE +

      « 12ème édition du Festival
           VOIX DE LA MÉDITERRANÉE »

      du samedi 18 au dimanche 26 juillet 2009

      à Lodève (Languedoc Roussillon)
      à 30 mn de Montpellier, Béziers, Sète et Millau.
      http://www.voixdelamediterranee.com/php/index.php

signature

      Josyane De Jesus-Bergey dédicacera son dernier livre
      "Les Amulettes" (sur des peintures de H. Tibouchi)
      sur le stand des éditions Encre & lumière :
      http://www.encreetlumiere.org/

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POESIE/PEINTURE

      « TIBOUCHI : PEINTURES EN BOULES »
      http://memoireduvent.canalblog.com/archives/2009/06/12/14051928.html


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16 juin 2009

Ouvrez la Lucarne !

C'est le titre d'un article que Norbert Paganelli a eu l'extrême gentillesse de me consacrer .
C'est par ici : http://invistita.fr/news-invistita/
A prestu Norbert è in amicizia

Nathalie

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15 juin 2009

SLIMANE : DERNIÈRE FOURNÉE

(Petites peintures sur fragments de toile).
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SLIMANE OULD MOHAND

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Le site de l'artiste

http://fr.wikipedia.org/wiki/Slimane_Ould_Mohand

Un énorme merci à Slimane

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14 juin 2009

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"La Sainte Face", 2009, acrylique sur craft, 160 x 78 cm.

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12 juin 2009

Extrait audio de "La Passion" d'après Charles Péguy par J.P Billecocq

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Le CD "La Passion", contacter l'auteur : jp.billecocq@orange.fr

Lire le texte de présentation  ICI

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TIBOUCHI : « PEINTURES EN BOULES »

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PeinturesEnBoules

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« PEINTURES EN BOULES »

L'atelier est rempli de peintures restées en chantier,
jamais achevées, encombrant l'espace et l'esprit.
Il faut parfois oser le recours à la manière forte
comme le blanchiment ou encore le jet de douchette
dans la baignoire que j'ai maintes fois expérimenté
tout comme, plus rarement, le passage au lave-linge,

avec, parfois, la destruction pure et simple de
certaines d'entre elles. Vendredi dernier, profitant
du nettoyage au karcher de la terrasse, j'ai fait
subir ce même traitement - en plus radical - ­
­ à quelques
peintures sur papier : j'ai fini par les rouler en boule!
Lavées de tant d'acharnement dans la solitude, de tant
de doutes et d'abandons répétés. Une fois sèches, ces

humbles « peintures en boules » contiennent désormais en
leurs cœurs, telles des pierres légères, comme des
fossiles, tous les secrets de la création, tous les
états d'âme de la navigation en solitaire : chagrins,
contrariétés, déceptions, désespoirs même, mais aussi
contentements, petites joies, exaltations, ivresses,
jouissances... En voici quelques photos.

                                    H.T.

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                                               H. Tibouchi

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http://fr.wikipedia.org/wiki/Hamid_Tibouchi

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10 juin 2009

Pas à pas, à l'écoute du silence

Tanguy Dohollau

Tanguy_Dohollau

Au sommet de la gloire, un auteur de bande dessinée décide de prendre un peu de recul face à l'univers ultra commercial dans lequel il évolue et part s'isoler dans un coin de Bretagne. Au cours d'un cocktail, il remarque une jeune femmme portant des lunettes de soleil, qu'il prend pour une personne snob et condescendante et dont il se moque. C'est un peu plus tard qu'il apprendra qu'en réalité, cette personne est aveugle ; elle a subi un accident et a perdu la vue.

Ces deux personnages vont s'apprivoiser doucement, se nourrir l'un de l'autre et, faisant suite à leurs échanges, chacun prendra son envol vers une nouvelle vie épanouissante. Pas à pas est un récit très enrichissant, aux personnages attachants, permettant de plonger au coeur de la peinture du Maître Chu-Ta (1626 - 1705), du cinéma japonais d'Ozu ou du Russe Tarkovski, plus ou moins présents tout au long du récit, cachés au milieu du silence... mais chut... écoutez-les plutôt !

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Tanguy Dohollau, dessin/aquarelle inédit

Tanguy Dohollau est le fils de la poètesse Heather Dohollau dont il a illustré plusieurs ouvrages. Il a également travaillé avec Edmond Baudoin ou J-M.G.Le Clézio. Aujourd'hui "Pas à pas" est sa première bande dessinée en tant qu'auteur complet (scénario et dessin).
Nous vous invitons à découvrir son univers plein de poésie, de réflexion, d'ouverture sur le monde et les autres...

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Source, Éditions   http://www.desrondsdanslo.com/
Le site de l'auteur http://pagesperso-orange.fr/site-tanguy-dohollau/index.htm

Dans la Lucarne 

Tanguy Dohollau, Philippe Jacottet

Arbres

Étrange oiseau


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06 juin 2009

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Acrylique sur feuille de papier cartonné, 78 x 55 cm

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04 juin 2009

Norbert PAGANELLI

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U pardonu


«  U pardonu à tutti i pueta ch’aghju spuddati »
                                Gaston Miron

V’aghju arrubatu mùsica
È m’eti lacatu fà
V’aghju imbulicatu
Notti di l’unu oru di l’altru
Ùn m’eti dittu nienti
V’aghju scuzzulati è m’eti tesu a mani

Vo di tutti i rughjona è ancu senza paesi
Di u Nordu più fritu
À l’Africa arrustita
M’eti lacatu andà

Oghji à tutti vi ringraziu
D’ùn avè  stampiddatu u granu piantatu
In ortu di babbu
O lenza di mamma

Forse pinsàiati chè stu granu
Ancu vo l’avìati presu in calchidocu
Senza nienti dumandà

Granu tarra granu
È tarra dinò par fà chè u granu
Ci dessi dumani ancu più granu
È chè Tarra sibii un’ altra volta
Tarra di tutti sti tempa aspitendu filara
Di tutti sti monda

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Le pardon

« Je demande pardon aux poètes que j’ai pillés »
                                                                 Gaston Miron

Je vous ai dérobé la musique
Et vous m’avez laissé faire
Je vous ai mixés
Nuit de l’un or de l’autre
Vous ne m’avez rien dit
Je vous ai maltraités et vous m’avez tendu la main

Vous de toutes les contrées et même de nulle part
Du Nord le plus froid
A l’Afrique brûlante
Vous m’avez laissé aller

Aujourd’hui je vous remercie
De n’avoir pas estampillé le grain planté
Dans le jardin paternel
Ou le potager maternel

Peut-être pensiez-vous que ce grain
Vous aussi l’aviez pris quelque part
Sans rien demander

Grain terre grain
Et à nouveau terre pour faire que le grain
Nous donne demain plus de grain
Et que la terre une fois encore soit
Terre de tous les temps espérant les mots
Du monde entier

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Chjamèmula

« Pudemu dinò parta
à circà l’acceddu »
          E. Guillevic


Quand’idda ti ghjunghji
Ùn a ricunosci micca sempri
Di i volti iè
Di i volti hè meddu à dì chè nò
Dipendi di mondi cosi
Com’è tu  a saparè

Ma dopu quand’edda s’hè stallata
Sbaglià ùn ti pò
Ùn ci hè chè u so calori
U so muscu
Senza parlà di a so parolla
Quidda chì parla d’idda
Senza mai dì u so veru nomu
Quidda ch’ùn hà mai scuratu l’ombra lacata
Da i filari chì passani

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Nommons-la

  « On peut aussi partir
à la recherche de l’oiseau »
E. Guillevic


Lorsqu’elle te parvient
Tu ne la reconnais pas toujours
Parfois oui
Parfois mieux vaut dire que non
Cela dépend de beaucoup de choses
Comme tu le sais

Mais ensuite lorsqu’elle s’est installée
Tu ne peux plus te tromper
Il y a cette chaleur
Son odeur
Sans évoquer sa parole
Celle qui parle d’elle
Sans jamais prononcer son nom
Celle qui jamais n’a effrayé l’ombre abandonnée
Par les propos qui passent

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Prighjuneri


A pàgina era bianca bianca
È scriva ùn pudìa
T’avìa tanti cosi à dì chè tuttu
Vinìa buliatu
U fiori i nivuli è ancu u surisu pinsierosu
Di a ghjatta misgia

Comu fà par spiccalli
Par dà à l’unu à l’altra u so culori
Più ci pinsàia
È più a pàgina firmàia bianca
Tand’iddu hà missu à ascultà
Strasciendu fogliu frumbulendu criò
A misgia addurmitata s’hè svigliata
I nivuli chì spuntàiani da culandi si sò fermi
È u fiori hà missu à invènasi di l’ombra di u muscu
È di u ghjornu chì passa

Stamani a scrittura hà presu pighjò
In i cateni di a pàgina
Ma hè iddu u prighjuneri chì circa
A metta casata sopra i parolli sponi
Par  ventu batachju

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Prisonnier



La page était toute blanche
Et il ne pouvait pas écrire
Il avait tant de choses à dire que tout
Lui parvenait en vrac
La fleur les nuages et même le sourire pensif
De la minette

Comment faire pour les distinguer
Pour donner à l’un et à l’autre sa nuance
Plus il y pensait
Plus la page demeurait blanche
C’est alors qu’il s’est mis à écouter
Déchirant la feuille jetant le crayon
Minouchette endormie s’est réveillée
Les nuages qui naissaient dans le lointain se sont figés
Et la fleur a commencé à se souvenir de l’ombre de l’odeur
Et du jour qui passe

Ce matin l’écriture a pris pension
Dans les chaînes de la page
Mais le prisonnier c’est lui puisqu’il tente
De mettre un nom sur les paroles abandonnées
Par le vent trop bavard

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Indrizzu



Fètila senta sta boci chì mai ùn parla
Boci ammutulita cascata in a vadina
Boci svribatoghja cuddata versu i punti
Boci serena cantendu pianu pianu

Chì vi ci voli par fà
Ciò chè vo t’aveti à fà
Una boci più maiò
Un’di sti boci carca à steddi
Vistuta di seta è cuparta d’oru

Di tutti quiddi bisognu ùn avemu
Tantu chè ci ferma sta boci muta
Quidda chì dici ciò ch’ùn vulemu
Quidda chì parla quand’è i labbra si strìgnini

Quidda chì sempri si chjama boci
Senza u batesimu di a noscia parolla

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Adresse




Faites la entendre cette voix qui jamais ne parle
Cette voix éteinte tombée dans le ruisseau
Voix de fêlure espérée des sommets
Voix très sereine qui chante tout doucement

Que vous faut-il pour faire
Ce que vous devez faire
Une plus grande voix
Une de ces voix étoilées
Vêtue de soie et couverte d’or

Avons-nous besoin de tout cela
Puisqu’il nous reste cette voix muette
Celle qui raconte ce que nous ne voulons pas
Celle qui dit lorsque les lèvres ne disent pas

Celle qui encore se nomme voix
Sans l’onction de notre verbe initiatique

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Cì scappa u mondu



Par u balconu u mondu si n’andàia
A sera a matina è a notti ancu di più
Firmàiani i muraddi
Firmàia a pulvariccia
Firmàia credu un pocu d’aria
Ma u restu ùn n’era più chè fumaccia

Pudìa trimulà a boci
U mondu ùn era dighjà più
Un lumu disciarbidattu era tinutu in mani
Pugnendu di lampà ghjornu
Ma dui mani chì tènini
Dui boci chì ghjùrani
È trè omini fighjulendu
Tant’ affari ùn poni fà

Metti à scappà ancu u tempu avali
Andetti vo s’è vo vuleti
Par no ùn ci hè bisognu
Saremu l’ùltimi
L’ùltimi di l’ùltimi
È nienti ùn ci hà da sbramà

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Le Monde nous échappe



Par la fenêtre le Monde s’en allait
Le soir le matin et surtout la nuit
Les murailles demeuraient
La poussière demeurait
Il demeurait même je crois un peu d’air
Mais le reste n’était plus que fumée

Elle pouvait trembler la voix
Le Monde n’était déjà plus
Une folle lumière était maîtrisée
Essayant d’éclairer
Mais deux mains qui tiennent
Deux voix qui jurent
Et trois hommes qui regardent
Ne peuvent faire grand-chose

Même le temps se met à fuir désormais
Partez si vous le voulez
Pour nous ce n’est point utile
Nous serons les derniers
Les derniers des derniers
Et rien ne saurait nous satisfaire

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Possu fà



Tra dui cosi ci era un’altra cosa
Una cosa sugnata è vera

Vengu à tuccalla
Ed eccula chì si movi
A voddu abbraccià ed eccula ombra
Ùn dici nudda
Ùn facci nienti
M’hà dighjà impiutu di notti
Pugnendu di scunvìcimi
Ch’ùn era chè l’altra
L’altra cosa
Ch’ùn avìu micca vista

Quidda chì da luntanu m’hà arrubatu
Stu sgardu senza mimoria
Struttu dipoi tantu tempu
In a sciuma di u parè

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Je peux faire




Entre deux choses il y avait une autre chose
Une chose rêvée et pourtant vraie

Je parviens à la saisir
Et la voici qui se déplace
Je veux l’enserrer et la voici ombre
Elle ne dit rien
Elle ne fait rien
Elle m’a déjà empli de nuit
Tentant de me convaincre
Qu’elle n’était que l’autre
L’autre chose
Que je n’avais pas vue

Celle qui de loin m’a dérobé
Ce regard sans mémoire
Absorbé depuis si longtemps
Dans l’écume de l’apparence

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NORBERT   PAGANELLI

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Le site de l'auteur : http://invistita.fr/

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                                   Merci Norbert :)

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Norbert Paganelli, né en 1954, a poursuivi des études de droit et de science politique avant de conduire des séminaires de formation dans plusieurs entreprises. Sa passion pour l'écriture poétique le conduit à collaborer à plusieurs revues et à publier un premier recueil "Soleil entropique" en 1973.

Il s'engage ensuite dans le mouvement culturel insulaire en publiant plusieurs recueils en langue corse qui ont tous été favorablement accueillis.
Ces ouvrages, épuisés de longue date, sont regroupés dans "
Invistita Errance " et complétés de créations plus récentes. La dernière: "Onze septembre", a été écrite lors de la mort du Général Pinochet en fin d'année 2006 et se veut un hommage au président Allende qu'il ne nomme pas.

Une voix originale refusant tout enfermement et toute compromission malgré des convictions qui ne trompent personne, il conçoit sa langue maternelle comme un élément de diversité de "la grande humanité" et un vecteur de compréhension entre les cultures.
Il a choisi de s'exprimer dans sa langue maternelle, non pas pour glorifier une idéologie ou vanter les traits spécifiques d'une supposée "personnalité de base" mais parce qu'avant tout, ce choix est une contrainte qui stimule et exacerbe sa créativité.

André Chenet
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Source: http://www.poesiedanger.blogspot.com/

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02 juin 2009

Kamel Yahiaoui à Guermaz

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             Kamel Yahiaoui, "Les femmes d'Alger"
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A Guermaz

le passager de la lumière proclame la langue du silence
il chemine le long du regard sur la baie du songe
et révèle la partition du paysage au repos

Guermaz versifie un polygone vert au  pays médium
escorté de sa verve il azure la tramontane et le mistral
il tombe sous le charme de la cantatrice du relief

l'œil scrute le défilé de traits dans l'étrange atmosphère
sonde chaque fraction de la couleur qui surgit du futur 
tend la main à la surface de la steppe planétaire   

Guermaz possède l'exquis geste de la nature cosmique
il peint l'arène vierge au désert peuplé de splendeurs
la porte céleste rend hommage à l'éthique de sa palette

à la mémoire du cosmos du buvard du poème à l'horizon
le pinceau et la plume s'unissent font le cycle des saisons
les astres exaltés dansent du crépuscule à l'aurore

Guermaz s'enflamme de la prière des pèlerins du voyage
creuse le chemin de la source venant du lointain  rivage 
il arrose la trace de l'univers avec la sueur du sublime

Kamel Yahiaoui

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Lien :  http://fr.wikipedia.org/wiki/Kamel_Yahiaoui

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01 juin 2009

Jean-Paul Billecocq, "La Passion" d'après Charles Péguy

Enfant, je lisais Péguy sans bien comprendre, fasciné par la musique de ce verbe répété, toujours changeant, toujours cheminant, plus particulièrement émerveillé par de longs poèmes sur la Passion, qui devaient laisser définitivement au fond de moi un goût d'enfance, quelque chose d'obscure et d'obsédant.

Plus tard, devenu comédien, l'ancien écolier toujours rebelle voulut retrouver ces textes confusément gravés dans sa mémoire : et ce fut ce beau passage sur la Passion dans " Le mystère de la charité de Jeanne d'Arc", mais aussi, lui faisant écho, cet hymne à la nuit retrouvé dans" Le porche de la deuxième vertu". Je les ai relus à la lumière de ma vie d'homme, mais en tentant de conserver ce que ma simplicité d'enfant en avait pressenti : je pouvais dès lors toucher du doigt cet oratorio sur l'amour maternel, et ce que cela implique parfois de douleur, voir de malheur.

Il était question de Dieu, de Jésus, de la Vierge.

Il était aussi question, pour ceux qui croyaient en Dieu comme pour ceux qui n'y croyaient pas, d'une histoire d'homme, et de celle d'une mère qui pleure son garçon, son enfant, ce condamné du jour par la frénésie du peuple, pour une fois en accord avec son gouvernement.

Il était enfin question d'une simple histoire d'enfance, de larmes et de douceur, d'une empoignade où la fureur cède au mystère.

Ce cri, parce qu'il pouvait être aussi mon cri, je me devais de le mettre en scène, d'en faire ce spectacle, "La Passion",qui a été joué ici et là de 1985 à 1990. Et aujourd'hui pour finir un parcours de théâtreux, il me vient de le reprendre sous la forme d'un disque, de tenter la gravure d'une modeste trace de mes émotions, et d'oser, avec une fière humilité, pousser une dernière fois ce cri contemporain que Péguy nous laisse en partage.

                                                              Jean-Paul Billecocq, Noël 2008


Jean-Paul BILLECOCQ comédien et metteur en scène, crée en 1978 la compagnie professionnelle du Théâtre du Bocage et son premier spectacle "Antigone" de Sophocle. Il dirige cette compagnie pendant douze ans et partage les mises en scène avec Gérard Vernay. En 1985, il crée "La Passion", œuvre en soliste composée à partir d'extraits du "Mystère de la charité de Jeanne d'Arc". Cette mise en scène fera le tour de France jusqu'en 1990, tenant la scène pendant trois mois à Paris. Il travaille ensuite comme comédien avec diverses compagnies. Parallèlement, il crée et dirige un ensemble vocal "Petrae Canticum" spécialisé dans la polyphonie sacrée du moyen âge à nos jours.

Félix RAMOS est étudiant en musicologie à la Faculté de Poitiers, en orgue et écriture au Conservatoir de Poitiers. Il accompagne un choeur d'enfants et travaille également dans diverses formations de jazz.

Réalisation audio : Michel DUPONTEL- Studio MD - Poitiers

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Le CD "La Passion" 15€, contacter l'auteur : jp.billecocq@orange.fr

Pour écouter un extrait, c'est par ICI

Les mots de Michel Péguy à Jean-Paul Billecocq  ICI

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